Etude épidemiologique, clinique, biologique et radiologique des infections opportunistes à localisation neuromeningée chez l'enfant VIH positif en milieu hospitalier : à propos de 6 cas observés au CHu de Yopougon

TIENDREBEOGO, Honorine Marie Epouse Balima ; ADONIS-KOFFI, Laurence Ya

2003

UFR des Sciences Médicales

Abidjan

Abstract: Nous avons effectué une étude rétrospective portant sur 6 (six) dossiers de malades hospitalisés pour infection opportuniste du SNC diagnostiquée dans le service de Pédiatrie Médicale du CHU de Yopougon de juin 1995 à juin 2002. *Sur le plan épidémiologique, les enfants étaient ƒgés de 3 à 15 ans. La tranche d'ƒge la plus touchée était celle comprise entre 10 et 15 ans (3/6 soit 50pour cent) et 2/6 soit 33pour cent de nos patients avaient moins de 5 ans. La transmission materno-foetale était le mode de contamination le plus fréquemment rencontré chez nos patients. L'association des signes majeurs et les signes mineurs de Bangui ont été retrouvés dans les antécédents de tous nos patients. * Sur le plan clinique, les signes cliniques de l'infection VIH étaient retrouvés chez tous nos patients avec une prédominance de la fièvre au long cours, de l'amaigrissement et la candidose oropharyngée représentés chez 83pour cent (5/6) de nos patients suivis des signes d'infection pulmonaire (4/6 soit 66pour cent) et des lymphadénopathies (2/6 soit 33pour cent). Les signes neuroméningés tels le coma, le déficit moteur, les convulsions étaient les signes les plus fréquemment rencontrés (3/6 soit 50pour cent de nos patients), suivis de la raideur de la nuque, la baisse de l'acuité visuelle et le syndrome d'hypertension intracrƒnienne représentés à 33pour cent. Les difficultés diagnostiques étaient liées à la non spécificité des signes cliniques. * Sur le plan biologique, 5/6 soit 83pour cent de nos patients avaient comme type de virus le VIH1 (sérotype prédominant en C“te d'Ivoire) et 16 pour cent avaient le VIH1 et 2 Chez 2/6 (33pour cent) de nos patients qui ont pu avoir un dosage des CD4 et de la charge virale, le déficit immunitaire était sévère (6pour cent et 10,4pour cent). Tandis que la charge virale était élevée (1.075.217 copies/ml et 279.932 copies/ml). Ce déficit immunitaire sévère a favorisé l'apparition des infections opportunistes du SNC. *Sur le plan radiologique, les images tomodensitomètriques révélaient des hypodensités chez la majorité de nos patients (4/6 soit 66pour cent) suivies de l'atrophie cortico-sous-corticale (3/6 soit 50pour cent de nos patients) et enfin des processus expansif (méningiome et tuberculome) chez 2/6 soit 33pour cent des patients. Les caractères non spécifiques de ces manifestations sont à l'origine des difficultés de diagnostic de ces infections opportunistes. * Sur le plan des étiologies, les différentes investigations ont permis de retenir trois groupes étiologiques: la toxoplasmose était l'étiologie prédominante (3/6 soit 50pour cent de nos patients), la tuberculose (3/6 soit 50pour cent des patients), suivies de la cryptococcose neuroméningée (1/6 soit 16pour cent des patients). *L'évolution chez tous nos patients a été fatale à plus ou moins long terme.

Keyword(s): INFECTIONS A VIH ; INFECTIONS OPPORTUNISTES ; ENFANT ; SYSTEME NERVEUX CENTRAL ; SEROPOSITIVITE VIH ; EPIDEMIOLOGIE ; BIOLOGIE ; RADIOLOGIE ; CHU DE YOPOUGON

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UFHB

 Notice créée le 2015-11-05, modifiée le 2019-08-06


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